Itamar Borochov, un trompettiste essentiel # 3 Jazz à Oloron

Samedi 24 juin 21h00, salle Jéliote

Chronique de Dominique Legeay, photos de Thierry Dubuc

Itamar BOROCHOV, trompette
Alessandro LANZONI, piano
Yoni ZELNIK, contrebasse
Francesco CINIGLIO, batterie

Samedi soir le Festival Des Rives & Des notes accueillait le quartet d’Itamar Borochov, une découverte pour certains, un artiste déjà confirmé pour d’autres.

Basé depuis de nombreuses années à New York après avoir passé son enfance à Jaffa en Israël, il a démontré, mais on s’en doutait un peu qu’il devient un trompettiste incontournable de la scène actuelle.  Il met sa technique au service de chorus d’une musicalité immédiate et subtile.

Dans son jeu on trouve autant de force que d’expressivité, un phrasé fluide, l’art du contrepoint, un vibrato splendide. Ses compositions balancent entre la langueur orientale et un hard bop trépidant. Le set est dépouillé, sans fioritures, il conduit son quartet à l’essentiel, l’épicentre de sa musique.

Solo Show avec Guillaume PERRET # 2 Jazz à Oloron

Samedi 24 juin 17h00, salle Jéliote

Chronique de Dominique Legeay, photos de Thierry Dubuc

Ce concert pourtant en solo a nécessité une grosse mise en place pour le son, l’éclairage, la video… que tous les techniciens qui l’on rendu possible en soient ici remerciés. Il a commencé en retard à cause d’un souci de voiture rencontré par le musicien entre Paris et Oloron. On est ensuite rentré dans  le vif du sujet dès la mise en route de la sax machine.

Seul au milieu de la scène avec à ses pieds une multitude de pédale à effets, entouré de samplers Guillaume Perret se mue en homme orchestre du futur. Les titres s’enchaînent avec des ambiances et des références musicales très différentes. On passe de sonorités orientales au dub, du swing à l’électro, des grandes orgues à une transe hypnotique, merveille de l’électronique ! Le maestro DJ joue bien sûr du ténor avec fougue et dextérité.

Ce spectacle total, atypique, ébouriffant symbolise un courant du jazz actuel, sûrement de l’avenir pour l’énergie qu’il dégage et les  univers qu’il explore.

Natalia M King en reine du blues # 1 Jazz à Oloron

Début de la 24ème édition du festival de Jazz « Des Rives & Des Notes » à Oloron Sainte Marie

Vendredi 23 juin 21h00, salle Jéliote

Natalia M. King, vocal, guitare
Fred Nardin, piano
Thomas Bramerie , contrebasse
Donald Kontomanou, batterie
Cesar Poirier, saxophone

Chronique de Dominique Legeay, photos de Bernard Hiez (1ère) et de Patrick Peyroutet (2ème)

Le blues était à l’honneur pour le concert d’ouverture de la 24ème édition du Festival Des Rives & Des Notes avec la charismatique Natalia M KING qui a irradié par sa présence scénique un public nombreux vite captivé ne demandant qu’à partager le blues sous toutes ses formes.

Elle est en effet, grâce à sa tessiture vocale, capable de délivrer au fil des titres un blues aux multiples facettes : tantôt intimiste et triste “I’ve Changed, enjoué “Ring Ring Dingaling”, jazzy pour une reprise de “Stormy Weather”… Simple, naturelle, délaissant parfois sa guitare pour “bousculer“ par sa seule voix ses partenaires de scène et les inciter à faire vivre un blues qu’elle incarne et qu’elle aime.

Mammal Hands

Chronique de Fatiha Berrak, photos de Thierry Dubuc

Jeudi 06 avril 2017, au Rocher de Palmer à Cenon

Mammal Hands

Jordan Smart : Saxophones

Nick Smart : Piano

Jesse Barrett : Percussions et tabla

Ce trio de jazz anglais a été fondé en 2012, ( East Anglia à Norwich )

Deux de ses membres sont frères, Jordan et Nick Smart.

Jordan Smart, a une culture DJ et de la musique du monde. Il est aussi influencé par John Coltran, Pharoah Sanders, ainsi que par la musique chamanique africaine.

Nick Smart, a une connaissance de la musique classique jazz avec un gout pour le style minimaliste. Il est influencé par les compositeurs Terry Riley, Steve Reich, La Monte Young ou le groupe Bonobo pour leurs modèles hypnotiques. La musique folk Irlandaise est aussi présente.

Jesse Barrett, est imprégné des sonorités acquises auprès du maitre de tabla, Sirishkumar Manji ( Inde du nord ).

Il est 21h, alors qu’un froid crispant chevauche le vent à l’extérieur, nous avons la chance de découvrir la chaleur d’une fusion musicale, qui vient droit percuter nos émotions. C’est d’abord toute la fluidité d’une vague qui s’approche doucement, s’élève, nous couvre et se brise, elle prend le recule qui la restaure et s’élance à nouveau de plus belle, elle nous cueille sans hésitation et nous emporte sur son sillage. C’est une excellente sensation alors on ne bronche pas.

Aussitôt, une lumière douce s’échappe au-dessus de Nick Smart au clavier, pour éclairer Jordan Smart au saxophone, avide de baisers gourmands et incisifs, il nous donne généreusement la becquée mélodique sans jamais nous en gaver, ce sont de succulentes bouchées auditives tendres, croustillantes et pleines de fraicheur que l’on ne serait bouder!

Ailleurs, s’impose le clavier en boucles rythmiques, il nous tourne autour, encore et encore, nous sommes seul à seul même si nombreux. Au loin se lève et s’approche un saxe soprano, il nous rejoint. Cette fois dans une chandelle monumentale et puissante pour nous happer dans le rouleau de sa vague. En marge, Jesse Barrett, rythme les battements de nos coeurs qu’il  enrubanne de bonheur. S’en suit l’ouverture d’un espace haut en couleurs et ondulent où des mains claquent des tablas, nous aspire avec singularité sur des sonorités trépidantes pour un corps à corps harmonique qui se joue entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie qui nous laisse charmés et saisis.

Qui peut à ce moment précis, dire quelle est cette destination, vers où assurément nous allons, peut-être l’Irlande ? Ou bien alors, vers un ailleurs aux terres sauvages, loin des villes où de grands espaces défilent, vibrent de beauté …!  Vers quelle saison? Tantôt l’eau ruisselle et court, tantôt elle se fige, où seule la lumière lui délivre ses caresses apaisantes et saturées de promesses en cascades …

Tandis que la très belle l’aventure musicale se poursuit, chapitre après chapitre, pour notre grand plaisir.

Une chose est certaine pour tous les spectateurs, fans ou bien découvreurs, Mammal Hands ne fait pas que de promettre ! Il donne et il est généreux !

Play List :

Quiet Fire

Hillum

Hourglass

Kudu

Eyes that saw the mountain

Think Anything

Kandaiki

Shift

Mansions

Shimmer

New tune

 

Albums : 

« Animalia » sorti le 15/09/2014

« Floa »        sorti le 27/05/2016

Sous le label « Gondwana Records

Zanmari Baré et Danyel Waro

Zanmari Baré et Danyel Waro, Rocher de Palmer, le 29 mars 2017

Chronique Patrick Braud, photos Thierry Dubuc

On peut toujours se demander si la politique fait partie de la musique. Bob Marley, Bob Dylan, ce ne sont pas juste des refrains, mais des antiennes reprises par des jeunesses en colère.

Assister à un concert de maloya, chanté évidemment en créole, au cœur même d’un pays qui l’a interdit jusqu’en 1980, ce n’est pas simplement un acte politique, mais ça l’est sans doute pour quelques-uns présents ce soir, et peut-être pour les deux chanteurs, dont l’un, Danyel Waro, apparaît depuis les années 1980 comme l’un des chefs de file de cette musique. La salle pourrait être plus pleine, mais elle accueille déjà un public très nombreux, et varié. Ce n’est pas simplement le rassemblement des Réunionnais de Bordeaux, mais une assemblée de spectateurs ravis d’ouvrir leurs oreilles à une manière de faire de la musique dans le monde. Si ce n’est franchement politique, c’est tout de même une attitude d’ouverture. Ouverture assez chère aux amateurs de jazz, musique noire qui a su s’enrichir au contact de folklores multiples. Trait d’union entre les deux concerts, un dernier chant a capella, où Waro, subrepticement, rejoindra Baré, célèbre « nout’lang », le créole réunionnais. La simplicité du chant, la beauté de ce qui est à la fois une complainte, un hymne et une colère, défendent cette langue, trop longtemps méprisée, et avec elle, une culture particulière, faite de mélange. Ce chant rassemble les deux chanteurs par leur culture commune et souligne leur complicité, Waro étant un peu le père spirituel, ou du moins, un inspirateur de Baré, il est touchant qu’ils chantent ensemble ce texte écrit par le « fils ».

Le premier entré sur scène, c’est Zanmari Baré qui commence, tout simplement, a capella. Il est très vite rejoint par les percussions. Ils sont cinq sur scène, disposés en arc de cercle, le chanteur au centre, en avant. Ils sont là en toute simplicité, « comme à la maison », sauf qu’ils sont bien concentrés sur leur musique, mais en habit de tous les jours et avec des instruments qui ont parfois l’air d’être rafistolés. Pas de fioritures. Les lumières, elles aussi, seront sobres ce soir.
Et ils commencent par une histoire, hélas, de tous les jours, même si elle est cachée : « Gaby » évoque une femme alcoolique.

Deuxième chanson, deuxième évocation de femme : « Blandine », la grand-mère de Zanmari Baré. C’est un conte. Je ne comprends pas le créole, mais tout de même, on a bien l’impression de suivre une histoire, triste, tendre, nostalgique. L’instrumentation s’est enrichie du bobre, cousin du berimbau brésilien, un instrument comme un arc affublé d’une petite caisse de résonnance. Un instrument qui sonne métallique. Il peut faire penser, particulièrement dans un morceau joué peu après, où il est utilisé sur un motif répétitif, à des insectes sauteurs, criquets ou cigales, et il apporte une touche exotique. Il peut aussi être un ressort sur lequel s’appuie la mélodie pour repartir en accélérant après avoir ralenti. Souvent les chansons commencent dans le dépouillement, a capella parfois, ou alors, en voix soliste assisté simplement du kayamb.

Le kayamb, c’est une caisse large et peu profonde faite de bois et de tiges de roseaux et/ou de canne à sucre qui contient des graines : il est secoué pour produite un son qui diffère de celui des maracas. C’est un instrument emblématique de cette région du monde. Mais kayamb et voix soliste sont bien rapidement rejoints par le rouler, gros tambour, qui, en pleine force emplit la salle. C’est lui qui peut accélérer la pulsation de la mélodie. Il va même prendre un rythme rapide qui évoque les galères et même, sur un ou deux morceaux, produire des pulsations dignes de la transe. « – Envie de bouger un peu ? Sauter en l’air » nous incite le chanteur.

Le tambour n’est pas seul à donner de la force. Non, la voix soliste du début est toujours rejointe par un chœur à l’unisson, un chœur qui se fond avec elle ou un chœur qui lui répond, entrant dans un dialogue entre le soliste et le chœur.

Tendresse de la voix, puissance du tambour, sautillement du bobre, enveloppement du chœur, tout cela emporte et on aurait pu continuer à écouter encore longtemps. Mais au bout de trois-quarts d’heure, c’est déjà l’entracte pour laisser place à Danyel Waro.

Alors que certains ont pu goûter quelques spécialités créoles pendant l’entracte, Waro et ses musiciens entrent en force pour rappeler tout le public. Tambour, tambourin, tambours larges et plats. Ça frappe fort, ça réveille ! C’est un combat de percussions, c’est comme une entrée dans l’arène.

Waro commence par un petit conte avant de se lancer, diablotin sautillant, complètement habité par sa musique, dans le chant, accompagné par le bobre, le tambour, la kayamb et quelques autres petites percussions. Pratiquement la même instrumentation que pour Baré, et même quelques musiciens en commun.

Ensuite, c’est un medley toujours joyeux et très entraînant. Le chœur fonde une ambiance, une atmosphère rassurante dans laquelle le chant de Danyel Waro peut se lever. Il est totalement imprégné de sa musique, se balance en rythme. Trop sautillant ? « N’a plus quinze et demi » fait remarquer Waro pour lui-même dans un grand sourire. Et pourtant, il enchaîne avec la même énergie : dans son chant, il pose des questions, il est en colère, il se plaint, mais le chœur est rassérénant dans l’orage percussif et la menace de sauterelle du bobre. Le tambour donne du courage dans l’adversité, comme on croit l’entendre dans le chant. « Ne pas avoir peur des esprits et des fantômes, ne pas avoir peur de nous-mêmes. Etre mélangé, ce n’est pas une tare, pas une maladie, c’est plutôt un bonheur. C’est ce que dit la chanson. »

L’adversité, cela a pu être l’éducation trop dure d’un père buveur : « il a laissé des traces. Des traces de coup de fouet parfois. » Mais aussi un héritage culturel et une façon de voir la vie. Danyel Waro n’a pas été connu très vite. Il a dû planter ses graines de maloya et les regarder longtemps pousser avant de pouvoir les récolter… Comme un paysan qui doit laisser passer le temps avant la récolte.

Après le père, c’est au tour de la mère de recevoir un hommage en chanson. C’est d’abord nostalgique et doux, triste. Mais la tristesse est compensée par un changement de rythme, qui s’alanguit à nouveau avant de devenir plus soutenu. Sans comprendre les paroles, encore une fois, on a l’impression de saisir l’idée : par les différents rythmes, on comprend que les diverses facettes de la personnalité de la « momon » sont explorées. Si le morceau qui suit est différent, puisque la personne est différente, la succession des rythmes nous fait comprendre à nouveau que « Gabriel » avait plusieurs facettes. C’est d’abord le regret puis, on sent l’évocation du vivant de la personne : elle est là, par la chanson. Le rythme est vif, les tambourins obstinés, on ressent la joie, la colère, un caractère fort. D’ailleurs, dans le kaz kabar, réunion de maloya dans la nature, on ne se soucie pas du qu’en dira-t-on nous explique Danyel Waro. On est soi-même, au sein de la nature, comme Gabriel savait l’être.

Etre soi-même, c’est assumer être « Mwin pa blan/Non mwin pa nwar […] Mwin nasyon fran batar », c’est être comme les frères Adekalom en rébellion contre l’injustice. Et la rébellion, croyez-moi, les tambours la font bien passer. Danyel Waro est toujours très habité, très entraînant, en dépit de son aspect de chouette hirsute, il a un charisme hors du commun. Il réchauffe la salle, il la tient par sa seule voix.  C’est un diablotin, mais au grand pouvoir. Il envoûte, il sait raconter par le chant, transmettre mille émotions.

Cependant, pour le rappel, il invite Zanmari Baré. Deux chanteurs, deux talents différents. Ils commencent une chanson lancinante, à la colère rentrée. Accompagnés à la senza qui apporte une épaisseur de douceur, un côté un peu rêveur, par son écho et ses vibratos.

Mais voilà un troisième invité, un autre grand nom du maloya, René Lacaille. Il accompagne la mélodie avec un instrument peu commun, croisement du piano et de l’harmonica, un accordina, dont il tire des notes proches de l’accordéon. Si ce n’est pas du mélange, ça !

Tous les musiciens sont sur scène, leur joie est communicative. C’est un long rappel très chaleureux qui finit dans la liesse ces deux joyeux concerts.

Echos de notes au coeur d’Eymet

Chronique de Fatiha Berrak, photos de Thierry  Dubuc

Le samedi 25 mars 2017 au château d’Eymet avec Maquiz’Art

MICHEL ZENINO QUARTET

Michel zenino : contrebassiste, compositeur arrangeur,

Christophe Monniot : sax alto et soprano,

Jeff Boudreaux : batterie,

Emil Spanyi : piano

Nous voici à nouveau de retour chez nos amis d’Eymet, quant on aime on ne compte pas ! Comment passer à coté de ce lieu de passionnés accueillants, de résistants au service de la musique et des musiciens ? C’est une petite équipe au grand coeur qui réussit amplement à faire battre le notre. Pour cela, un grand merci à Laurent et Suzanne Pasquon et toute l’équipe de Maquiz’Art!

Avec ce soir encore, la venue d’un groupe de choix, qui nous propose d’abord un hommage à John Coltrane, puis à Horace Silver après quoi, une autre porte s’ouvre pour nous conduire dans une ambiance folk décalée, un tantinet onirique, avec nos regards levés vers la lune, pris dans cette attraction irrésistible.

Même si la douce agitation terrestre n’est pas loin, guidée sur les sentiers d’un piano délicat, pour nous livrer tout engourdi dans les bras du saxophone plein de malice. Ah! ce guet-apens adorable, qui tisse sa toile en tout amitié … Christophe Monniot est là qui joue tel un funambule chevronné de façon exaltante sur les fils transparents que lui tendent ses compères.

Sur un autre registre, Michel Zenino nous annonce l’une de ses composition ‘’the mousse’’ une transposition de Romeo et juliette, (l’histoire d’une souris et son fromage …)

Déja sur le piano, quelque chose court très vite, puis bientôt prend des virages serrés à droite, à gauche, où file tout droit selon sa sensibilité ! Avant d’être rejointe par une foule d’amis et c’est la folie douce ! Puis une course effrénée reprend sous les cordes de la contrebasse, la pauvre petite bête est débordée, ouf ! elle s’échappe enfin l’espace d’un instant, se cache furtivement, mais ce n’était que l’oeil du cyclone car le calme est rompu par le tonnerre qui la suit au loin …

Autre facette avec une reprise de « Sarah » de Serge Reggiani.

Sensible est l’intention, douce est la partition, délicate est la moisson.

Sensible est la mesure, douce est la note, délicat est le rythme.

Sensible est le temps, doux est le murmure, délicate est la leçon. Précieux est l’instant !

Juste après, François René Simon est intervenu l’espace d’une courte parenthèse pour rendre hommage à la formation.

Puis s’en suit une autre reprise, elle est de Charles Trénet  « vous avez oublié votre cheval ». Michel Zenino « frappe le trot » et entame le début du chemin, avant d’être rejoint par ses trois autres complices. Du coup je me surprends aussi à battre des pieds avant d’être happée par le son du saxo, bien décidé à nous scotcher tout la haut !

D’une reprise à une autre, nous sommes maintenant à San Francisco, chaque instrument s’avance un peu rétif, mais s’avance encore pour tous se rejoindre et nous emporter quelque part dans une maison bleue qui na jamais connue de clés, où ses seules maximes ne sont autres que celles de l’amour et de l’amitié, où les êtres se croisent et se rassemblent sans heurt ni arrière pensée, dans un laps de temps tout stimulant, fait de quelques brumes et de clartés …

Il y a aussi « La valse d’Annababouchka » et son « solo longo » de contrebasse, elle nous dit l’enfance et le rêve d’une petite fille qui valse à s’en étourdir, jusqu’a ce que viennent les autres instruments pour ne faire qu’un et nous mener vers une destination de haute voltige.

Il y a encore, cette page à ne pas négliger, la sentimentale, où la contrebasse et la batterie effleurent, où le piano effeuille, c’est la sensualité qui se cueille, les glissières filent, les boutons cèdent, les lumières se tamisent et le ton aussi. Le toucher est confidentiel et les mots sont de soie. …

Ma foi, dommage pour ceux qui n’étaient pas là ce soir, ben oui il fallait y être ! Parce que avec de tels talents, il y a de quoi se sentir revigorer comme avec la venue de cette saison nouvelle et pourtant, nos amis ne sont pas tombés de la dernière pluie. Leur décontraction fait plaisir à voir et à entendre, elle témoigne aussi d’une maitrise ébouriffante de leur jeu, ainsi que d’une complicité chaleureuse et rare, sans parler de l’humour chevillé au corps. Bref des moments qui sont à partager avec tous ceux que l’on aime!

Voilà une façon de driver sa passion à moins que cela ne soit elle qui conduise cette fine équipe, à un lâché de brides, juste ce qu’il faut, elle dispense ses sonorités, pour dire les émotions sans mot, adoucir et penser les instants des petits et grands maux, une belle manière de revêtir les pensées ou bien de les mettre à nues. Dans ce registre la palette est large et ses nuances « jazzement » infinies aussi nombreuses que celles de la vie!

Ronnie chez les Maquiz’Arts

Ronnie Lynn Patterson trio à Eymet chez les Maquiz’Arts

Par Fatiha Berrak, photos Thierry Dubuc

Le 11 mars 2017, au château d’Eymet

Ronnie Lynn Patterson, piano

Darryl Hall, contrebasse

Pierre Thibaud, batterie

Quel plaisir de se trouver ici ce soir dans ce havre de paix niché en Dordogne dans le Périgord pourpre. La ville est limitrophe au département du Lot et Garonne à quelques lieues de la Gironde. C’est dans cette charmante bastide et plus précisément dans une petite salle du château d’Eymet où des mélomanes des trois départements confondus sont présents pour ce concert intimiste qui nous ouvre les bras dans un enthousiasme général.

Laurent Pasquon, maître de cérémonie nous présente Boby un riverain et guitariste anglais qui va ouvrir la soirée avec ses interprétations improvisées. En effet c’est une très belle surprise qui capte  notre attention avec ses mélodies aux inspirations voyageuses et pittoresques où l’humain dépeint son lien indispensable dans une nature qui l’est tout autant. Sur sa guitare, Boby nous brode avec passion des lumières changeantes et à la fois constantes de la vie, dans un moment léger et plein de fraicheur. Le public est ravi et lui soutient la claque.

Il est environ 20h45 lorsque le trio fait son entrée dans une ambiance amicale, complice et détendue. Chacun gagne sa place respective sur la petite scène. La salle est bondée et chaleureuse. D’entrée de jeu, Ronnie Lynn Patterson, nous annonce que la trame de la soirée sera tissée sur le thème des grands standards américains et caribéens jusqu’aux antipodes avec cette escale spéciale au pays Basque, dont il nous chantera l’hymne « Hegoak » où il est question d’amour, de respect, de liberté ainsi que d’essence vitale. Oui l’essentiel est bien là ce soir pour nous combler.

Le pianiste laisse courir ses mains sur les touches du piano pour en faire jaillir le ruissellement d’une eau vagabonde, aventureuse et désaltérante, dont la générosité ira tout au long de la soirée à travers des territoires où les nuages se font de plus en plus rares et l’air de plus en plus chaud, sans jamais nous brûler même sur les plages de Cuba !

Le contrebassiste, Darryl Hall, tour à tour passe d’un jeu lent voire nonchalant à celui plein d’énergie et d’agilité spectaculaire mais toujours avec élégance et sourires rayonnants. Ronnie Lynn Patterson chante, fredonne, scate et communique avec son public en ‘’jonglant’’ aisément entre l’anglais et le français en passant de espagnol à la langue basque avec cette décontraction toute naturelle et humble.

Pierre Thibaud, avec ses baguettes magiques ponctue et souligne finement chaque moment à l’aide de petits instruments qui teintent son geste comme l’on parfume un délicieux mets …

Il y a aussi la toute dernière partie, cet espace qui se situe entre terre et ciel, entre deux mondes et qui ne cède place qu’à soi et soi … Un sentier secret qui nous invite et nous révèle l’éclosion d’un nouveau jour et la floraison de son soleil … Dans cette espace presque introspectif qui se meut vers une autre harmonie pour déployer son bonheur pudique et vraie, un bonheur partagé qui plane et impulse deux élans de sérénité, comme une promesse réalisée, entre deux rives et sur un pont, qui nous dirait « il y a longtemps que j’attends ton arrivée »

Quelques titres parmi tant d’autres :

Dear old Stockholm (Miles Davis)

Breezin’ (George Benson)

All Blues (Miles Davis)

 

3ème édition du festival « Jazz Au Pôle »

Par Fatiha Berrak, photos Thierry Dubuc

Théâtre De Gascogne de Saint-Pierre-du-Mont près de Mont de Marsan

Du 07 au 13 février 2017 où se dérouleront, concerts, expositions, rencontres et scènes ouvertes.

Cette année l’instrument mis à l’honneur est le piano, l’édition 2016 résonnait au son de la trompette, 2015 était consacré au saxophone.

Le mardi 07 février 2017

A notre arrivée à 19h dans ce vaste hall à la fois moderne et chaleureux nous étions fort bien accueillis en musique par les élèves de la classe de troisième cycle du département Jazz, du conservatoire départemental des Landes, sous la direction de Didier Ballan, professeur attentif.      

Autour d’un piano pas comme les autres, cette pièce unique qui évoque par ces lignes aériennes un voilier prêt à nous embarquer pour de nombreux voyages musicaux, créé par deux passionnés, Xavier Bontemps, restaurateur de pianos anciens et François Desmarchelier, designer et ébéniste. Après les concerts il est mis en libre accès pour tous les pianistes qui le souhaitent. Des pianistes, ici il y en a et d’excellents ! Le tout dans une ambiance festive des plus sympathiques … D’ailleurs nous en profitons pour remercier tous les responsables du festival ainsi que les bénévoles. Merci à Julie Gatineaux, médiatrice culturelle et Antoine Gariel, directeur des politiques culturelles de Mont de Marsan.

Thomas Enhco

Pianiste, violoniste, compositeur de musique classique et de jazz français.

Elève du conservatoire national supérieur de musique et de danse. Il est issu d’une famille d’artistes renommés, Thomas Enhco « baigne dans la musique depuis toujours » dès 3 ans il fait l’apprentissage du violon et à 6 ans celui du piano, il est formé à la fois au jazz et au classique semble-t-il pour son bonheur et aujourd’hui pour le nôtre aussi …

A 12 ans, Thomas entre au centre des musiques Didier Lockwood où il étudie pendant 3 ans auprès de musiciens de jazz français et internationaux, il joue au côté de Mike Stern, Biréli Lagrène, André Ceccarelli ou Niels-Henning Orsted Pedersen.

A 14 ans le jeune homme forme son premier groupe « Thomas Enhco & Co » un trio dans lequel il joue du piano et du violon, avec Zacharia Abraham à la contrebasse et Nicolas Charlier à la batterie puis un peu plus tard, son frère David Enhco trompettiste, les rejoindra également.

En juin 2013, il remporte le prix de la révélation de l’année des victoires du jazz.

Il accompagnera au piano ou au violon les artistes tels que Billy Cobham, Martin Taylor, Toots Thielemans, Bobby Durham, Rhoda Scott, Étienne M’Bappé, Sylvain Luc, Nicolas Folmer, Thomas Bramerie, pour ne citer qu’eux …

Sa discographie :

2006, Esquisse, Ames – 2009, Someday My Prince Come, Blue in Green – 2012, Fireflies (Label Bleu) – 2015, Feathers (Verve Records) – 2016, Funambules (Deutsche Grammophon). Feathers, est son premier album solo.

Nous sommes dans la grande et très belle salle de concert parée de rouge et de noir, n’attendant plus que ce jeune homme qui entre avec son allure d’adolescent et son aisance naturelle, il s’installe sous la loupe qui l’éclaire pour faire jaillir du piano un air frais dynamique et joyeux au nom de « Fire dance » lumineux et captivant. Puis s’en suit une mélodie romantique et un peu nostalgique, qui nous regarde passer et nous insuffle le simple sentiment de bonheur, ce même bonheur que l’on peut voir parfois s’éloigner sans rien dire et qu’ici les notes nous poussent à suivre plus loin, pour distinguer cette silhouette chère à notre cœur, qui soudain revient et vers qui toute l’attention converge dans une spirale de sentiments aimants.

Thomas nous dit que le matin même il jouait à Pau au sein d’un orchestre symphonique alors, ce soir il se sent un peu seul, avec un air amusé aussi et qu’il n’a rien préparé pour notre rencontre mais qu’il allait improviser son répertoire comme il le sentait. Il lui arrive de temps à autre de se lever pour aller taquiner les cordes basses du piano avec une certaine nonchalance. Il nous parle de ses compositeurs illustres qui ont contribué à son inspiration, tels que Robert Schumann, Johannes Brahms et autres romantiques, mais aussi Thelonious Monk pour son jazz improvisation. Nous étions durant prés d’une heure trente accrochés à ses bras et simplement heureux d’être là, en si bonne compagnie.

 

Le mercredi 08 Février 2017

Paul Lay, raconte Billie Holiday

Paul Lay est natif d’Orthez, il poursuit ses études classiques à Toulouse puis découvre le jazz lors d’un stage à Marciac. Il entre au conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Alors qu’il vient d’être diplômé, Paul Lay intègre le Quintet du contrebassiste Riccardo Del Fra, l’un de ses anciens professeurs.

Sa discographie :

2010 en trio sous le label Labory Jazz « Unveiling »

2014 Paul Lay Mikado Quartet « Workaholic »

Pour la dixième étape de ce projet Paul Lay, pianiste virtuose, récompensé par le prix « Django Reinhardt 2016 » se pose à Saint-Pierre-du-Mont aujourd’hui et nous accueille dans son univers passionnant.

Nous sommes à la fois au théâtre, au cinéma et sur une scène de concert où est placé à notre gauche, un piano à queue noir laqué tiré à quatre épingles et sur lequel il ne manquait plus qu’un gardénia.

Il n’attend pas longtemps l’arrivée du jeune virtuose Paul Lay, qui va ce soir l’animer à sa façon et rendre hommage à Billie Holiday pour l’occasion du centième anniversaire de sa naissance au rythme d’une existence traversée de touches noires et blanches.

Nous sommes transportés au tout début du siècle dernier, en 1915, l’année du premier souffle d’Eleanora Fagan de son vrai nom.  Les lumières s’effacent et l’écran s’agite grâce à la complicité du vidéaste « Olivier Garouste », vont alors s’entrelacer de façon interactive des extraits de concerts, les paroles et des chants de Billie holiday accompagnés simultanément par l’improvisation du jeune pianiste. Il sera projeté autre chose que de simples images de « Lady Day », mais avant tout l’histoire déchirante d’une femme, dont la vie a forgé ses « voies » et certaines en sentiers épineux à une époque sans cesse bouleversée pour une femme de sa condition. Malgré tout, elle a su planter dans le terreau exigeant de son parcours, une fleur auditive à la fois rare et persistante, troublante et poignante, qui éclot encore de nos jours pour caresser nos oreilles et adoucir nos mœurs, on écoutera également quelques morceaux de personnalités chères à Billie Holiday telles que Lester Young ou Duke Ellington.

L’église au coeur battant

Par Fatiha Berrak, photos Thierry Dubuc

À l’église du Haillan, le mercredi 1er février 2017

Blues, Roots, Swings & Spirituals #2

Olivier Gatto, contrebasse

Shekinah Rodz, saxophone soprano et flûte

Terreon Gully,  batterie

Tito Matos, percussions

JC Dook, guitare

Sam Newsome, saxophone soprano

Sébastien Arruti, Trombonne (Guest)

 

Dehors il fait un froid humide dans une nuit bien sombre, certains sont arrivés en peu en avance car ils ne connaissaient pas la ville. Alors qu’ils marchaient rapidement vers les lumières de l’Entrepôt au haillan, le cou enfouit entre les épaules dans leurs vêtements chauds, sont allés demander leur chemin cherchant l’église dont ils venaient de traverser le parvis. Bien leur en a pris car ensemble nous en avons bien ri !

Ce soir, c’est le 2ème anniversaire de ce concert au sein de ce lieu fédérateur qui rassemble tout près de son coeur, des hommes et des femmes de tous horizons géographiques pour célébrer autour d’un foyer chaleureux et rayonnant, celui de la musique savamment distillée, par des artistes de grands talents. Quelle privilège d’être ici ! le concert affiche complet depuis des jours.

Il est environ 20h30, le public est installé et échange calmement avec son voisin, lorsque un musicien prend place. Il a suspendu une sorte de chapelet à clochettes au saxophone et délicatement l’agite, laissant s’en dégager un tableau sonore et bucolique verdoyant où viendraient paître les âmes libres, nous voilà de façon inattendue cueillis et attentifs, puis nous devinons s’éloigner les âmes dans une brume de douceur. Une douceur qui se prolonge et s’anime d’énergie cuivrée qui va nous emporter vers un ailleurs ou plus rien n’est descriptible sinon la vivacité du souffle qui nous propulse et nous plaque dans notre assise, nous avons à notre insu décollé, pris de la hauteur. Le ciel est clair et dégagé, nous sommes en vitesse de croisière.

A peine a-ton détaché notre ceinture qu’un son de flûte traversière nous saisit la main pour nous parler la langue de sa cousine, la flûte Guinéenne qui chevauche les ailes du vent en ignorant les frontières. Une interprétation remarquable de Shekinah Rodz.

Plus loin une contrebasse seule s’approche, très vite rejointe par la formation du jour au complet avec une flute lumineuse pour un « Little sunflower » une mélodie en trait d’union entre deux escales, la suivante nous accueille à Portorico sur un rythme lent et qui va crescendo puis c’est la trombe et la transe … le percussionniste fini par abandonner là ses tambourins pour occuper l’espace en entamant une danse trépidante dans une jolie énergie toute communicative.

Puis nous nous envolerons un peu plus au nord du coté des Etats-Unis sur une guitare qui accorde son « Amazing grâce » et nous laisse sous le charme.

C’est maintenant le maitre du jeu, Olivier Gatto qui prend la parole pour la présentation de tous les membres de son groupe qui l’accompagne ce soir, ainsi que ce qui a motivé son choix. Par exemple le batteur qu’il a découvert grâce à l’un de ses deux jeunes fils, celui-ci depuis un an écoutait très régulièrement un titre sur youtube dans lequel jouait Terreon Gully

Nous avons également été gratifiés d’un magnifique « Afro blue » pour un saxophone et batterie. Sam Newsome dans un style que je n’avais encore jamais vu avec ce balancement de part et d’autre de son cuivre pour diffuser ses notes tel un encensoir, avec un souffle à l’en croire infini et cette puissance époustouflante d’où émane cette mélodie totalement envoutante et divine !

Il y a également un invité surprise, l’excellent Sébastien Iep Arruti au trombone qui vient clôturer cette soirée en fanfare, tambourins, flute, sax, dans l’allée centrale de cet édifice qui vient de se recharger de très bonnes vibrations ce soir.

Festival Jazz à Saint Sat’ # 2

Par Fatiha Berrak, photos Thierry Dubuc

Jazz à Saint Saturnin, le samedi 21 janvier 2017

Malcolm Potter Trio

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Malcolm Potter, chanteur et contrebassiste Franco-britannique, a accompagné sur scène et fait des enregistrements de disques de figures du jazz et du blues, tels que Leroy Jones, Scott Hamilton, Daniel Huck, Frank ASH, William Galison ou encore Graeme Allwright ou André Cecarelli.

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La musique de Malcolm Potter nous laisse voyager aux allures de ballades sur fond de jazz. Sa voix est chaude et grave capable d’envolée haut perchées. Il nous dit trouver son inspiration parfois aux travers de diverses objets d’art dénichés dans des brocantes et qui lui racontent des histoires à transposer en musiques et ou sous forme de textes. Il reprend aussi ce soir les titres ‘’Roxane’’ du groupe Police et ‘’Is she Lovely’’ de Stevie Wonder arrangés à sa sensibilité.

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Alfio Origlio, globe trotter des scènes internationales. Pianiste éclectique, mélodiste, il sculpte à merveille son univers qu’il peint et éclaire à volonté. ll réalise également de nombreux albums pour d’autres artistes comme Michel Jonasz, Henri Salvador, Danny Brillant, Isabelle Boulay, Arielle Dombasle, Liane Foly, Sanceverino pour ne citer qu’eux.

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Andy Barron à la batterie, fait ses débuts avec Le Big Band ‘’Doncaster Youth Orchestra‘’ de renommée internationale et tourne dans les grands festivals de jazz européens. S’en suivront enregistrements et concerts avec Cat Anderson, Al Grey, Ronnie Scott, Manu Katché, Gregory Porter entres autres.

 

La deuxième partie de soirée se poursuit avec François Laudet Quintet «Hommage à Gene Krupa»

Francois Laudet, batteur swing, connu et considéré pour être le seul Drummer français à avoir accompagné Count Basie dans son grand orchestre. Co-fondateur du Big Band Ornicar. En 1992 il crée son propre big band dédié aux musiques de Buddy Rich, Glenn Miller et bien entendu Count Basie. Avec son FLBB, 6 albums ont été enregistrés.

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Malo Mazurié, trompettiste impressionnant, il a commencé à pratiquer la musique par le cornet à pistons à l’âge de 7 ans. Il découvre le jazz en même temps que le classique et fait ses premiers pas sur scène à 10 ans. Il commence par le Jazz New Orleans, puis le Swing et n’évolue que plus tard vers le Be-Bop, Hard-Bop et le jazz plus moderne. Le jeune homme très vite rencontre et se produit avec des musiciens internationaux tels que Rossano Sportiello, Dan Barrett, Howard Alden. Il obtient le Kobe Jazz Street Award 2008 au festival de Jazz de Breda (Pays-Bas). Il est diplômé de l’Ecole Didier Lockwood et est titulaire d’un prix de conservatoire en Classique et en Jazz.

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Pablo Campos, jeune pianiste talentueux et chanteur d’origine brésilienne a mené en parallèle sa formation de pianiste et ses études (Sciences Po Bordeaux puis musicologie Paris). Actuellement installé à Paris, il se produit sur les scènes de France et d’ailleurs (Jazz in Marciac, Jazzaldia Festival à San Sebastian, Un Piano sous les Arbres à Lunel-Viel, Jazz au Phare sur l’île de Ré…) à la tête de son trio et de son quintet.

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Isais Cid, saxophoniste espagne a fait les arrangements des morceaux écoutés ce soir.

Cédric Caillaud natif de La Rochelle. Il s’initie tardivement à la musique et ce n’est qu’à l’âge de 20 ans qu’il débute la contrebasse en autodidacte. Il est rapidement amené à jouer dans plusieurs orchestres régionaux puis part s’installer à Paris en 2000. Il s’inscrit alors à l’IACP où il suit les cours des frères Belmondo, de Clovis Nicolas etc… En parallèle de l’école, il étudie la contrebasse avec Pierre Boussaguet. C’est dans les clubs de la capitale qu’il fréquente assidument, qu’il continue à apprendre en écoutant des musiciens de renom et en faisant le bœuf aussi souvent que possible. Plus tard il continuera cette démarche à New York. Musicien polyvalent, aussi à l’aise dans le jazz manouche, Nouvelle Orléans, gospel, blues, mainstream etc …

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Une chose est certaine, si ces talents reviennent, nous reviendrons vers eux déguster ces moments savoureux …!