Nola’s news # 40

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

La dernière journée du Bayou Boogaloo Festival a commencé sous une chaleur étouffante, torride et à 14h20, c’est le « Mike Dillon’s New Orelans Punk Rock Percussion Consortium » qui animait 1 des 3 scènes installées au bord du Bayou St John, pratiquement le seul endroit où à la Nouvelle Orléans il y a un peu d’air (relativement) frais.

Mike Dillon's New Orleans Punk Rock Percussion Consortium

Mike Dillon’s New Orleans Punk Rock Percussion Consortium

Avec ce génial musicien (Mike Dillon), il faut s’attendre toujours à tout et le style Punk rock n’était pas la bonne étiquette. En effet, Mike Dillon avait rassemblé autour de lui, 4 autres vibraphonistes et non des moindres (Jason Marsalis, Otto Schrang, entre autre)  et un certain nombre de percussionnistes (dont l’extraordinaire batteur, Stanton Moore)

Jason Marsalis

Jason Marsalis

pour interpréter ses compositions. Tout ce beau monde passait du vibraphone aux percussions et on assistait à une suite de plus ou moins longs morceaux qui sidéraient littéralement le public. Mike Dillon est certes un magnifique compositeur mais aussi, un remarquable vibraphoniste, un percussionniste hors pair, un meneur, un animateur, un showman et un formidable chef d’orchestre.

Mike Dillon

Mike Dillon

Sous sa direction, les 12 musiciens sur scène se transcendaient et offraient un spectacle exceptionnel. On passait du jazz fusion au free en passant par la musique de fanfares, ce qui caractérise bien ce musicien inclassable. Otto Schrang, un de ses élèves s’en donnait à coeur joie

Otto Schrang

Otto Schrang

et les musiciens assurant les percussions, dont l’extraordinaire batteur Stanton Moore, se régalaient sur cette suite de mouvements, écrite par Mike Dillon.

Stanton Moore

Stanton Moore

Le public exultait à chaque morceau et les musiciens prenaient un plaisir particulier sur scène. Jason Marsalis se trouvait (pour une fois) interprète et visiblement s’amusait bien lorsque Mike, face à lui, le provoquait.

Jason Marsalis & Mike Dillon

Jason Marsalis & Mike Dillon

Malgré la chaleur intense, musiciens et public prenaient un réel plaisir. D’ailleurs, les festivaliers avaient du mal à laisser partir tous ces extraordinaires musiciens car ils avaient envie de les pousser dans leurs derniers retranchements. Bon, il faudra attendre l’année prochaine, peut-être, pour voir ça. Toujours est-il que nous avons assisté (encore une fois) à un concert exceptionnel (malgré la chaleur). Suivait ensuite un autre concert sur la même scène avec une toute autre musique. Dans les « 101 runners », on retrouvait l’exceptionnel guitariste June Yamagushi

June Yamagushi

June Yamagushi

et l’incontournable pianiste, Tom Worrell.

Tom Worrell

Tom Worrell

Et quand on voit Tom Worrell (Wild Magnolias, Big Chief Bo Dollis, etc …), les indiens ne sont pas loin … d’ailleurs, les voila qui arrivent sur scène.

Indians

Indians

Les voici donc avec leurs chants lancinants et répétitifs mais tellement entraînants. Et, le groupe, amené avec beaucoup de métier et de compétence par Tom et June, donnent la vrai mesure de ce funk indien,si particulier.

101 Runners

101 Runners

La foule se rue au bord de la scène pour reprendre les refrains et danser sur ce rythme transcendant. Et, croyez-moi, les indiens savent mettre l’ambiance en se pavanant dans leurs splendides costumes.

Indian

Indian

Mais la chaleur aura eu raison de nous et nous avons dû déclarer forfait pour le concert de Ian Neuville’s Dumstafunk. On reviendra l’an prochain …

La soirée n’était pas pour autant terminée car elle se poursuivait, cette fois à la clim, au club de Frenchmen street, « Vaso » où se produisait le bluesman louisianais, Troy Turner.

Troy Turner

Troy Turner

Alors, comme chaque formation au Bayou Boogaloo Fest, Troy Turner rendait un bel hommage à Mr BB King qui a tellement influencé de musiciens, en interprétant, entre autre, un « Thrill is gone » poignant que tout le très large public qui avait investi le lieu, applaudissait avec ferveur, comme pour remercier le « maître du blues ». Gros succès pour ce trio qui se produit chaque semaine.

Troy Turner Trio

Troy Turner Trio

Excellent concert qui clôturait, grâce à la clim et une bonne margarita, une magnifique journée.

 

Nola’s news # 38

par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Soirée de début de week-end au « d.b.a. » sur Frenchmen street.

club d.b.a.

club d.b.a.

La jeunesse est de sortie pour danser dans les clubs qui sont souvent bien remplis. Au « d.b.a. » c’est le trompettiste Shamarr Allen qui assurait la soirée avec sa formation.

Shamarr Allen

Shamarr Allen

Un peu déçu par le répertoire que proposait cet excellent trompettiste. Du gros funk pour la danse, lui qui s’adonne pourtant au modern jazz. Bon, il ne faut pas non plus faire la fine bouche; c’était très bien fait mais il ne jouait pas beaucoup de sa trompinette et se contentait de chanter et de faire bouger le public. Nous avons tout de même pu apprécier ses quelques chorus, certes trop rares et on reste sur notre faim.

Shamarr Allen

Shamarr Allen

Très bonne formation de funk, tout de même et très au point.

Shamarr Allen & The Underdawgs

Shamarr Allen & The Underdawgs

 

Nola’s news # 33

par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Soul Project

Soul Project

Après plusieurs parades dans la ville pour le « Mother day » (et oui, ici, la fête des mères, c’est le 2ème dimanche de mai) et un bon mal aux pieds, c’est une soirée encore endiablée qui nous attendait. « Soul Project » était au club « Maison » sur Frenchmen street et il ne fallait pas les rater. Ce quartet diffuse une musique soul funk à tout casser. C’est vrai que les décibels maltraitaient nos pauvres oreilles … et nos pieds car, impossible de rester assis. Le saxophoniste est une « bête » du genre. Il participe à plusieurs projets et à chaque fois, il s’attire les faveurs du public.

sax

sax

C’est un saxophoniste qui excelle dans le genre funk et avec le co-leader Jérémy Habegger, ils dialoguent avec beaucoup de complicité. Le claviériste Jérémy Habegger est un franco-américain qui s’est installé à Nola, il y a 5 ans et depuis, participe à ce projet. C’est toujours lui qui propose et introduit les morceaux.

Jérémy Habegger

Jérémy Habegger

Et, c’est du gros soul funk que nous proposaient donc ces 4 musiciens pour la danse. Et, ceux qui n’avaient pas fini de fêter « Mother day » étaient bien là pour danser et se trémousser. Tous les âges étaient représentés et tous venaient faire la fête avec « Soul Project ». Il est vrai qu’avec autant d’énergie déployée sur la scène, on ne pouvait pas être insensible et le public en redemandait. Un bon batteur, lui aussi infatigable, et un très bon bassiste qui n’hésitait pas à prendre de superbes chorus.

Bassiste

Bassiste « Soul Project »

Batteur "Soul Project"

Batteur « Soul Project »

Tous les quatre reprenaient les refrains mais c’était surtout Jérémy Habegger, le claviériste, desservi pourtant par une sono trop mal réglée qui assurait le chant. Les 2 partenaires, clavier et sax, se stimulaient et nous faisaient passer encore, une très bonne soirée.

les co-leader de "Soul Project"

les co-leader de « Soul Project »

Jérémy Habegger a plusieurs cordes à son arc puisque, la journée, il est un guide très spécial car il propose de faire découvrir pourquoi et comment le jazz est né à La Nouvelle Orléans, mais nous en reparlerons …