Nola’s news # 41

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

Quand on la chance de voir Mike Dillon, entre ses nombreuses tournées dans le pays, il faut en profiter et c’est ce que nous faisons. Comme tous les lundis, le club « Gasa Gasa » organise ses « mondays impros » et c’était Mike Dillon

Mike Dillon

Mike Dillon

qui se prêtait à l’exercice avec, tout d’abord le guitariste néo-orléanais Rob Cambry

Rob Cambry

Rob Cambry

dans un premier set. Tous deux dialoguaient en improvisant et donnaient une première partie de concert, remarquable. Pour le deuxième set, Mike avait invité 3 jeunes musiciens pour une improvisation collective. Mike lançait les débats et bassiste, batteur et percussionniste se jetaient dans la fosse au lion avec beaucoup d’envie et d’à propos. L’excellent bassiste (6 cordes) se faisait remarquer par un son de basse magnifique et le batteur avec un jeu rapide et sec. Le percussionniste assurait avec intelligence sa partie, cherchant à trouver et à imposer un tempo.

Mike Dillon et invités

Mike Dillon et invités

Quand à ce génie de Mike Dillon, ingénieur des sons, toujours créatif, suggère, relance, change de tempo, construit puis déconstruit pour mieux repartir sur autre chose. Ce musicien est un phénomène qu’il faut impérativement découvrir. Il sait tout faire, tout jouer et jouer avec tout. Il est entouré d’une multitude d’instruments (vibraphone, timbale, congas, tablas, etc …) et d’objets que j’appelle ses casseroles, avec lesquels il trouve des sons improbables. Et,quand il trouve une mélodie, il l’exploite à fond et ses musiciens lui emboîte rapidement le pas. Rob Gambry finit par se joindre à eux pour quelques impros complètement folles qui ravissaient les nombreux mélomanes présents. Il ne faut absolument pas passer à côté d’un concert du fabuleux Mike Dillon car ce n’est jamais pareil et c’est toujours plein de surprises.

Mike Dillon et son invité

Mike Dillon et son invité

Encore un superbe concert de musique improvisée et la découverte de jeunes musiciens que Mike Dillon félicitait après chaque morceau. Mike Dillon est un vrai magicien du son !

Nola’s news # 35

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

David Torkanowski 4 Tet

David Torkanowski 4 Tet

La 2ème partie de soirée nous conduisait au club « Gasa Gasa » sur Freret street où tous les lundis, il y a un concert « free ». Et hier soir, c’était l’excellent pianiste David Torkanowski qui animait et invitait 3 autres musiciens. Public clairsemé en ce lundi, lendemain de « Mother day » mais public intéressé  et attentif. David Torkanowski avait invité le guitariste, aussi néo-orléanais Shan Kenner.

Shan Kenner

Shan Kenner

Pour accompagner ou improviser ensemble, il y avait aussi un excellent contrebassiste/bassiste, Chris Severin

Chris Severin

Chris Severin

qui ne s’attardait pas à faire de la figuration ou de l’accompagnement, mais qui avait son mot à dire dans cette improvisation collective. Il s’y employait, tantôt à la contrebasse, tantôt à la basse électrique,

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avec toujours beaucoup de maîtrise et d’inventivité. Quel son à la contrebasse … et la basse à 6 cordes ouvre tellement d’horizons … La batterie était tenue par un autre néo-orléanais, Jermal Watson, avec efficacité et créativité.

Jermal Watson

Jermal Watson

Mais, c’est tout de même le guitariste Shan Kenner qui se mettait en évidence, tout au long de ces 2 heures d’improvisation collective. En 2 heures, 4 improvisations avec, certes des temps plus faibles mais les temps forts étaient tellement intenses qu’on était transporté dans un autre monde.

Shan Kenner

Shan Kenner

2 heures de pur bonheur où on se laissait transporter par ce fabuleux quartet. Quand on les pensait à court d’idée, le guitariste changeait pour la guitare sèche, amplifiée et ça repartait. D’autres fois, c’était le contrebassiste qui prenait la basse électrique et qui relançait. Et David Torkanowski, aux claviers, jouait le plus souvent sur sa tablette sur laquelle il avait enregistré un certain nombre de choses, tant mélodiques que percussives et il s’amusait bien.

David Torkanowski

David Torkanowski

C’était une soirée à ne pas manquer.

Nola’s news # 29

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Free Jazz concert à Nola ? Mais bien sûr. Il y a toute une génération de musiciens qui « enfoncent les portes » comme le disait Jason Marsalis au JazzFest et qui font évoluer cette belle musique. Les Kidd Jordan, Mike Dillon, Cliff Hines, Sasha Masakowski et bien d’autres. Et évidemment, on trouve sur la route de la liberté, James Singleton.

Free Trio

Free Trio

Plusieurs clubs ouvrent la porte à cette mouvance et à ces musiciens, dont le club « Gasa Gasa » sur Freret street. Et, tous les lundis, on s’y retrouve pour faire de la musique expérimentale. C’était au tour du contrebassiste James Singleton d’animer la soirée.

James Singleton

James Singleton

Et James se lance toujours à corps perdu, avec une telle fougue, une telle envie de jouer, d’aller toujours plus loin que l’on a assisté à un concert d’exception. Il avait invité un musicien d’origine Californienne et qui, se rendant à New York où il réside (bien évidemment) s’arrêtait à New Orleans (quelle bonne idée).

Will Bernard

Will Bernard

Will Bernard, superbe guitariste, était en phase avec James et, c’est avec beaucoup de complicité qu’ils improvisaient. Will triturait les boutons de ses pédales pour aller chercher des sons qui inspiraient bien le contrebassiste mais aussi, le troisième larron qu’est le magnifique saxophoniste (alto, ténor et baryton), Brad Walker.

Brad Walker

Brad Walker

Brad nous avait déjà fait forte impression aux côtés de Sasha Masakowski et Cliff Hines il y a quelques jours. Ces 3 compères structuraient leurs improvisations et nous amenaient, peu à peu, dans leur monde, dans un monde imaginaire. James nous avait appelé pour nous convier à ce concert et comme l’on sait que lorsqu’il est présent, il se passe toujours quelque chose et quelque chose de bien, nous y avons accouru. C’était tellement planant qu’à la fin du concert, nous sortions tous presque déboussolés. Nous étions dans l’irréel (mais non, j’ai pas fumé de la luzerne) et avions du mal à retrouver la réalité. Bon, on l’a vite retrouvée car il fallait trouver un taxi de libre … Zut, on rêve plus ! En tous cas, nous avons passé 1h30 sur un petit nuage et comme il en est ainsi toutes les semaines, on y retournera lundi prochain.