Nola’s news # 20

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

The Bridge Trio

The Bridge Trio

Un nouveau super club à Nola : the Prime Example. Il y régnait une ambiance de fête pour cet « Album release Party ». En effet, The Bridge Trio présentait son 2ème CD, juste sorti 2 jours avant. Les familles des musiciens étaient bien sûr présentes, les amis et petites amies, aussi, évidemment et tout le monde était très excité de découvrir la musique de ce nouvel album.

Max Moran

Max Moran

Superbe musique, que de nouvelles compositions de chacun des membres. Sans fioriture mais une musique élégante, intelligente et bien écrite. Dom Imonk, par sa chronique, vous fera découvrir la musique de ce nouveau CD. Ces 3 compères se connaissent bien car ils étaient ensemble à Nocca (fameuse high school de Nola) sous la vigilance de Michael Pellera. Ils ont suivi le même cursus et donc terminé leurs études à la U.NO. (Université de New Orleans) sous la responsabilité de Steve Masakowski.

Connun Papas

Conun Pappas

Ces 3 copains ne se sont jamais vraiment quittés, même si Conun et Joe sont désormais plus souvent à New York. Ils accompagnent régulièrement le saxophoniste néo-orléanais Donald Harrisson, ce qui est une sacrée référence. Ce 1er concert à 20h00 tenait toute ses promesses et tout le monde était impressionné et allait de ses commentaires élogieux à la pause. Pour le 2ème concert de 22h00, encore plus de monde et quelques stars venus soutenir ce trio. Dr Lonnie Smith était très attentif et applaudissait allègrement les chorus. Il doit d’ailleurs jouer avec eux 3 et Donald Harrisson dans quelques jours au Snug Harbor. Nicolas Payton était également présent avec le batteur Bill Stewart et le contrebassiste Vicente Archer. Les copains Martin et Sasha Masakowski et bien d’autres étaient là aussi.

Joe Dyson

Joe Dyson

Ces 3 jeunes hommes ont bien grandi après leur passage, il y a déjà quelques années, à Marciac, justement avec l’orchestre de la Nocca et les voila maintenant en passe de pouvoir y revenir, en vedette, cette fois. Bref, une plus que belle soirée.

The Bridge Trio

The Bridge Trio

Petite pensée particulière pour Dom Imonk qui les connaît bien et qui va se faire un plaisir d’évoquer leur musique.

Nola’s news # 17

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Battle of N.O. by Nocca Big Band

Battle of N.O. by Nocca Big Band

Le musée « U.S. Mint Theater » fêtait aujourd’hui la bataille de New Orleans (janvier 1815) et pour ce faire, il invitait le Big Band de la fameuse high school « Nocca ». 20 jeunes musiciens, de 14 à 16 ans, tous étudiants à Nocca se retrouvaient autour des compositions, pour l’occasion, et la direction de Michael Rihner, pour interpréter une suite d’une dizaine de pièces sur le thème de cette fameuse bataille, de l’appel aux armes à la célébration de la  victoire finale, face aux Anglais. La salle était pleine (150 personnes) et l’ambiance à son comble pour soutenir ces jeunes musiciens, stars de demain, du moins, la relève, comme je le disais à Khari Allen Lee, excellent saxophoniste et  professeur de cette célèbre école et lui conseillant de garder le cap car les jeunes poussaient fort. Bref, 1h30 de musique de jazz en Big Band évoquant l’événement. On ne pouvait faire mieux pour commencer l’après-midi.

Nocca Big Band

Nocca Big Band

Après-midi qui ne faisait que commencer car, c’est à « l’Armstrong Park » qu’elle devait se poursuivre avec son festival qui réunit, tous les jeudis, sur « Congo Square » les représentants locaux du jazz et du funk néo-orléanais. A new Orleans, tout commence par une parade.

Parade à "Jazz in the Park" Parc Louis Armstrong

Parade à « Jazz in the Park » Parc Louis Armstrong

Et ce soir, c’est un des musiciens des plus représentatifs de Nola qui se produisait devant un parterre  gavé de monde. Les odeurs de jambalaya, de pork shop et de crawfish venaient se mêler aux sons typiquement locaux. Kermit Ruffins, superbe trompettiste, chanteur et showman évoluait sur cette magnifique scène, face à la statut de King Louis (Armonstrong, bien sûr).  Les tubes s’enchaînaient et tout le monde dansait et reprenait les refrains des célèbres airs de Treme et des chansons contant les louanges de New Orleans.

Kermit Ruffins

Kermit Ruffins

Non seulement il faisait danser les gens mais il leur faisait reprendre, en coeur, quelques refrains ou mélodies des célèbres chansons de King Louis, des thèmes de Treme ou de ses propres compositions que tout les néo-orléanais connaissent bien. Les jeudis du Parc Louis Armstrong sont toujours pleins de promesses, de partage, de bonne humeur et de bonne musique.

Kermit Ruffins

Kermit Ruffins

Et, c’est avec beaucoup d’humour, car c’est un bon vivant à qui la devise « laissez les bons temps rouler » veut dire quelque chose, que nous devions mettre fin à cette après-midi de musique. Pour autant, le spectacle n’était pas terminé puisqu’à la suite, venaient les Soul Rebells. Mais, ce sera pour une autre fois.

Kermit Ruffins

Kermit Ruffins

 

Nola’s news # 16

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Walter Wolfman Washington

Walter Wolfman Washington

Ce soir, c’est le « d.b.a. », club sur Frenchmen street, qui nous accueillait pour un rendez-vous avec l’inclassable guitariste Walter Wolfman Washington et les Roadmasters.

W.W.Washington & The Roadmasters

W.W.Washington & The Roadmasters 

Grosse affluence dans ce club qui s’est rempli en quelques minutes, dès les premières notes. W.W.Washington commençait ce concert par deux de ses compositions très jazz. Déjà, superbe. La formation habituelle qui l’accompagnait était composée d’un claviériste (orgue, piano électrique), d’un bassiste, d’un excellent batteur et d’une section de cuivre : trompette et saxophone. En fait, ses mêmes complices depuis plusieurs années.  D’entrée de jeu, le groove était présent et ça commençait fort. Et puis, comme il sait tout jouer et qu’il aime tout jouer, il partait sur deux chansons dans l’esprit soul qui suscitait déjà les premiers déhanchements des fans venus nombreux l’écouter.

Walter Wolfman Washington

Walter Wolfman Washington

Sa voix éraillée et son jeu de guitare particulier ne laissaient pas les spectateurs indifférents et l’intensité était de plus en plus forte. Il laissait une grande place à ses musiciens qui, chacun leur tour, prenaient de longs chorus, tous très aboutis et l’ambiance montait, peu à peu. Sur la scène, ils prenaient tous beaucoup de plaisir et on partait alors sur deux morceaux funk qui faisaient danser l’auditoire. Ils enchaînaient ensuite sur une chanson et un tempo lent sur lequel, Walter offrait un magnifique chorus … vous dansez ? Puis, il revenait sur du funk et se déchaînait, à genoux sur la scène, jouant de la guitare avec sa langue, ce qui engendrait bien entendu les cris de joie.

Walter Wolfman Washington

Walter Wolfman Washington

Un plaisir d’écouter les Roadmasters proposant quelques riffs sur deux blues, deux shuffls que chantait ce touche à tout. C’est bien pour cela qu’il est inclassable car, comme je le disais, il sait tout jouer et il aime tout jouer avec générosité et humilité. Encore une excellente soirée !

Walter Wolfman Washington

Walter Wolfman Washington

 

Nola’s news # 15

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Brad Walker sextet

Brad Walker sextet

Dans la famille Masakowski, un musicien peut en cacher un autre. Nous venions d’écouter le Père, Steve (guitariste), saluer la mère, Ulrike (pianiste classique) et c’est le fils, Martin (très bon contrebassiste) qui nous informait que sa soeur, Sasha se produisait un peu plus loin dans la rue. En effet, toujours sur Frenchmen street et 30 m plus loin, le club « Bue Nile » et upstairs, la salle à l’étage, dotée d’un immense balcon donnant sur l’agitation de la rue, se produisaitle sextet du jeune saxophoniste Brad Walker avec la belle et talentueuse Sasha Masakowski. Comme çà, en un soir, on a fait le tour de la famille. Pour notre 3ème concert de la soirée, nous avons eu une pensée particulière pour notre ami de route avec Action Jazz, Dom Imonk, car nous assistions dans une toute autre ambiance, à un concert je jazz expérimental, comme il aime. Sasha utilisait dans ce contexte sa merveilleuse voix comme un instrument de musique.

Sasha Masakowski

Sasha Masakowski

Sa voix s’intégrait à l’ensemble comme un sixième instrument, voire un septième car elle triturait aussi les boutons de son synthétiseur. Le plus souvent dans les aigus, elle dialoguait avec Brad Walker, l’excellent saxophoniste qui, à genou, faisait hurler son ténor. Le batteur et le contrebassiste provoquaient dans une musique improvisée où tout le monde trouvait, tour à tour ou ensemble, sa place. Une autre saxophoniste, alto, cette fois, dialoguait avec son homologue ténor pendant que l’inévitable guitariste, dans ce style improvisé, Cliff Hines, souvent à quatre pattes devant toutes ses pédales, offrait un accompagnement et/ou des improvisations tonitruantes et toujours très inspirées.

Cliff Hines

Cliff Hines

La saxophoniste laissait par moment de côté son alto pour prendre son accordéon et se mêler à l’improvisation collective. Brad Walker est l’initiateur de ce projet qui mérite d’aller plus loin. Encore un excellent concert devant un auditoire très attentif et captivé.

Brad Walker

Brad Walker

Nous voilà déjà à 1h00 du mat et le « Abney Effect » nous attendait au « BMC », à quelques pas de là. Mario Abney, toujours en grande forme, tantôt trompettiste, tantôt chanteur et toujours danseur, faisait son show. Le public présent, des habitués en majorité, le connaissant, venaient faire la fête avec lui. Car, avec Mario, un concert est toujours une fête collective d’une énorme intensité et d’un qualité extrême. Et je n’exagère pas.

Abney Effect

Abney Effect

Les excellents musiciens du groupe « chorussaient » tour à tour, sous la direction de Mario qui prenait de superbes solos. Comme toujours, infatigable, il s’adonnait à la danse et au chant dans l’esprit soul de James Brown. Mais, quel dynamisme et quelle virtuosité … C’est vraiment un musicien à découvrir, alors, amis organisateurs, si vous aimez le jazz, le funk, la soul, le style Brass Band et tout le reste, n’hésitez pas à programmer ce groupe et cet artiste qui mérite d’être découvert.

Mario Abney

Mario Abney

Bon, là, c’est terminé, 3h00 du mat, 4 concerts aussi intenses les uns que les autres, on jette l’éponge jusqu’à tout à l’heure pour d’autres rencontres, d’autres lieux … je dors déjà.

 

 

 

Nola’s news # 14

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Gregory Agid quartet

Gregory Agid quartet

Soirée intense à Nola, enfin, comme pratiquement toutes. Tout d’abord, le rendez-vous à « Maison » club sur Frenchmen street, avec, comme tous les mardis à 18h00, le fameux quartet de ce clarinettiste/saxophoniste en devenir qu’est Gregory Agid. Excellent début de soirée placé sous la bonne humeur car ces 4 musiciens se retrouvaient après quelques jours passés à NY pour 2 d’entre eux. La joie des retrouvailles et le plaisir de rejouer ensemble étaient flagrants et ça donnait un très bon concert. Ils interprétaient la musique de cet excellent CD que je vous recommande « Mistery Blues » (chroniqué dans la Gazette Bleue) ainsi que quelques standards ou autres compositions. Un début de soirée très alléchant avec un Gregory en grande forme qui s’apprête à faire 6 apparitions au JazzFest dans des contextes différents.

Gregory Agid

Gregory Agid

Le moment le plus intense de la soirée était à venir au « Snug Harbor » avec le Rick Margitza/Steve Masakowski quintet. Le club avait fait le plein pour les 2 concerts de 20h00 et de 22h00.

Margitza/Masakowski quintet

Margitza/Masakowski quintet

Il faut dire que c’était un événement car Rick Margitza habite Paris et n’est pas souvent de passage à Nola. Il fallait donc ne pas occulter le passage de ce formidable saxophoniste. Et puis, quel quintet ! Au saxophone donc, Rick Margitza, à la guitare, Steve Masakowski, grand maître de la guitare à 7 cordes, trop méconnu en France et pourtant, il a un passé Blue Note, ce qui n’est pas peu dire. Il est évidement très connu à Nola puisqu’il dirige le département Jazz de la fameuse université locale, la U.N.O.

Steve Masakowski

Steve Masakowski

Au piano, un autre personnage très influent et aussi très côté à Nola, le pianiste Michael Pellera qui lui est responsable du département Jazz de la Nocca, célèbre High school qui forme un nombre considérable de musiciens. Toute la jeune génération est passée par la formation de cette école et donc de Michael Pellera.

Michael Pellera

Michael Pellera

A la contrebasse, l’inévitable, l’incontournable, le génial James Singleton et sa bonne humeur.

James Singleton

James Singleton

Enfin, à la batterie, on trouvait l’omniprésent Johnny Vidacovich.

Johnny Vidacovich

Johnny Vidacovich

Le concert débutait avec un superbe composition de Steve Masakowski « Stepping stone » qui mettait déjà le public en condition. Une deuxième composition de Steve « Budapest » mettait en valeur sa virtuosité et il s’adonnait volontiers au tipping. Un guitariste de grande classe que je vous conseille de découvrir ou de redécouvrir. On assistait à des dialogues de grande classe entre Steve et Rick. Michael Pellera signait alors une de ses compositions « Carnival » et il se lançait dans un chorus de très haut niveau et d’une beauté indescriptible qui faisait réagir l’assistance. C’était alors au tour de James Singleton de présenter une composition originale « Blue Belly » avec une intro à la contrebasse, puissante et qui laisser supposer la suite particulièrement musclée du morceau. Là encore, des dialogues s’instaurent entre la basse de James et la batterie du spectaculaire Johnny Vidacovich. Dialogues de haut vol et des applaudissements mérités et fournis. Rick Margitza interprêtait alors « Barcelona Red » une de ses magnifiques compositions, lui permettant d’étaler son immense talent. Ses chorus suscitent de très vives réactions du public. Il faut dire que derrière tout ce beau monde, Johnny Vidacovich faisait preuve, comme toujours, d’un sens incroyable du groove, d’une finesse et d’une intelligence de jeu, incroyable. Et il prend toujours plaisir à duelliser avec tous ses autres partenaires. Michael Pellera me confiait à la fin du concert qu’il comparait Johnny à un peintre, au vu de son attitude quelque fois extravagante mais tellement créatrice et stimulante. Venait ensuite un standard  » Cry me a river ». Magnifique interprétation de cette magnifique chanson pleine de tendresse. C’est une autre composition de Rick Margitza « E-Jones » qui clôturait cet extraordinaire concert que l’on aurait tant aimer voir se prolonger. Mais, pitié pour les musiciens qui en étaient à leur deuxième concert d’affilé.

Rick Margitza

Rick Margitza

Voilà un concert qui restera dans les annales et encore une soirée inoubliable qui n’était pas finie pour autant. On en reparle. Et je vous conseille de fouiller les bacs des disquaires pour chercher les disques de ces extraordinaires musiciens qui n’ont pas, du moins en Europe, la place et l’aura qu’ils méritent.

S. Maskowski, Rick Margitza, James Singleton

S. Maskowski, Rick Margitza, James Singleton

 

 

Nola’s news # 10

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Yirmeyahu Yisrael Family

Yirmeyahu Yisrael Family

C’est dans la célèbre Bourbon street que l’on peut écouter, du jeudi au dimanche, de 14h00 à 16h00 le quarter de Y. Yisrael. Alors, dans la famille Yisrael, vous en prenez 4 et vous formez un super quartet de jazz moderne. Le leadeur, c’est l’excellent saxophoniste Yirmeyahu qui joue également du piano comme de la batterie : c’est l’homme à tout faire puisqu’il compose et qu’il arrange. Beaucoup de touristes dans ce club où, à cette heure là, on sirote déjà des « hand grenades » (cocktail à base de tequila de jus de pomme et autre chose, mais surtout de téquila !). L’ambiance est sympathique et l’auditoire attentif. Il est vrai que la tequila a tendance à assommer un peu. Toujours est-il que la Yisrael family s’en donne à coeur joie, alternant les standards (Miles, Coltrane, Rollins, etc…) et les compositions de chacun des protagonistes. Car, non seulement, individuellement, ce sont de très bons musiciens mais, en plus, ils composent tous … et c’est beau ! L’aîné est à la batterie et assure un max, le meneur de la troupe, Yirmeyahu est au sax ténor et c’est lui qui dirige, oriente et prend de superbes longs chorus.

Yirmayahu Yisrael

Yirmayahu Yisrael

Le 3ème, lui aussi se fait remarquer par son jeu de piano et ses chorus appellent les applaudissements fournis.

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Et la petite dernière, si elle ne prend que de rares solos, assure une solide ligne de basse. Voila donc une après-midi qui commence bien. Les autres clubs de la rue (une bonne vingtaine) proposent d’autres styles musicaux : Blues, jazz traditionnel, musique cajun, rock, … et, au milieu de la rue, les sons s’entrechoquent quelque peu mais au « My Bar », le moderne jazz y est bien implanté et l’ambiance y est bonne.

Yirmayahu Yisrael

Yirmayahu Yisrael

Nola’s pilgrimage # 1

par Alain Piarou, photos : Irène Piarou

Après avoir vérifié que la musique était toujours omni présente dans les rues de New Orleans et que Frenchmen Street comptait un club supplémentaire (13 clubs sur 200 m), le jeudi est le rendez-vous hebdomadaire incontournable au Maple Leaf que propose le batteur Johnny Vidacovitch. D’abord en trio, avec toujours à la basse, l’extrordinaire et légendaire, George Porter Jr (The Meters) et un invité différent chaque semaine. Ce soir, c’est le formidable trompettiste Benny Bloom (pour moi, une découverte) qui complétera ce trio atypique. 22h00, le club est vide … normal, sur le trottoir d’en face, un marchand ambulant avait installé son barbecue et faisait des huîtres chaudes … 23h30, l’excellent Johnny Vidacocitch (Astral Project) appelle les troupes et en 5′ le Maple Leaf se remplit et c’est au son d’un blues funk que débute le concert. Un 1er morceau de 35′ (tour de chauffe) permet au trio de se chauffer et on enchaîne avec du funk plus musclé qui donne l’occasion à chacun des membres de ce trio, de montrer son talent. Les fourmis dans les jambes obligent les spectateurs à se trémousser, tout en dégustant son cocktail ou sa bière. Trés vite, l’ambiance est à son comble et le public répond aux provocations musicales des protagonistes. Vidacovitch ne s’arrête jamais de jouer … pas de temps morts entre les morceaux … il est véritablement boulimique de musique et suggère et propose toujours quelque chose avec des tempos différents. Aux autres de suivre … ce qu’ils font aisément en s’amusant. Le trompettiste est babuleux et George Porter Jr entonne, de temps à autre, quelques succès d’un funk typiquement néo orléanais. Après un set d’ 1h30 et une pause de 20′,on repart avec les mêmes, toujours aussi heureux de jouer mais avec quelques autres musiciens qui viennent en invités faire la jam. Tout le monde danse ou trépigne et, dans le public, on n’est pas loin de la transe … breuvage maison oblige. Une chanteuse venue se joindre au trio nous propose un passage par le Rhytm and blues et on revient toujours au funk pour terminer en délire musical avec Twist and shout. Bref, une super soirée pour bien commencer le pélerinage.

George Porter Jr (b,) Benny Bloom (tp), Johnny Vidacovitch (dr)

George Porter Jr (b,) Benny Bloom (tp), Johnny Vidacovitch (dr)

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