Nola’s news # 17

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Battle of N.O. by Nocca Big Band

Battle of N.O. by Nocca Big Band

Le musée « U.S. Mint Theater » fêtait aujourd’hui la bataille de New Orleans (janvier 1815) et pour ce faire, il invitait le Big Band de la fameuse high school « Nocca ». 20 jeunes musiciens, de 14 à 16 ans, tous étudiants à Nocca se retrouvaient autour des compositions, pour l’occasion, et la direction de Michael Rihner, pour interpréter une suite d’une dizaine de pièces sur le thème de cette fameuse bataille, de l’appel aux armes à la célébration de la  victoire finale, face aux Anglais. La salle était pleine (150 personnes) et l’ambiance à son comble pour soutenir ces jeunes musiciens, stars de demain, du moins, la relève, comme je le disais à Khari Allen Lee, excellent saxophoniste et  professeur de cette célèbre école et lui conseillant de garder le cap car les jeunes poussaient fort. Bref, 1h30 de musique de jazz en Big Band évoquant l’événement. On ne pouvait faire mieux pour commencer l’après-midi.

Nocca Big Band

Nocca Big Band

Après-midi qui ne faisait que commencer car, c’est à « l’Armstrong Park » qu’elle devait se poursuivre avec son festival qui réunit, tous les jeudis, sur « Congo Square » les représentants locaux du jazz et du funk néo-orléanais. A new Orleans, tout commence par une parade.

Parade à "Jazz in the Park" Parc Louis Armstrong

Parade à « Jazz in the Park » Parc Louis Armstrong

Et ce soir, c’est un des musiciens des plus représentatifs de Nola qui se produisait devant un parterre  gavé de monde. Les odeurs de jambalaya, de pork shop et de crawfish venaient se mêler aux sons typiquement locaux. Kermit Ruffins, superbe trompettiste, chanteur et showman évoluait sur cette magnifique scène, face à la statut de King Louis (Armonstrong, bien sûr).  Les tubes s’enchaînaient et tout le monde dansait et reprenait les refrains des célèbres airs de Treme et des chansons contant les louanges de New Orleans.

Kermit Ruffins

Kermit Ruffins

Non seulement il faisait danser les gens mais il leur faisait reprendre, en coeur, quelques refrains ou mélodies des célèbres chansons de King Louis, des thèmes de Treme ou de ses propres compositions que tout les néo-orléanais connaissent bien. Les jeudis du Parc Louis Armstrong sont toujours pleins de promesses, de partage, de bonne humeur et de bonne musique.

Kermit Ruffins

Kermit Ruffins

Et, c’est avec beaucoup d’humour, car c’est un bon vivant à qui la devise « laissez les bons temps rouler » veut dire quelque chose, que nous devions mettre fin à cette après-midi de musique. Pour autant, le spectacle n’était pas terminé puisqu’à la suite, venaient les Soul Rebells. Mais, ce sera pour une autre fois.

Kermit Ruffins

Kermit Ruffins

 

Nola’s news # 12

Par Alain Piarou, Photos : Irène Piarou

Street danseurs

Street danseurs

Ce dimanche, c’était le « Treme Fest », le festival du plus vieux quartier afro-américain de New Orleans. Et c’est sous une chaleur accablante que commençait la « second line » : défilé de chars mais surtout du marching band précédé de quelques danseurs qui déambulaient dans les rue de Treme (dire Trémé). Et, croyez-moi, c’est vraiment quelque chose ces parades dans les rues de ce quartier. Une foule incroyable suivait la fanfare en dansant et gesticulant. Quelques uns allaient à l’assaut de quelques promontoires ou terrasses de maisons pour faire une démonstration de leurs talents de danseurs.

secon d line

secon d line

C’était dans un ambiance démesurée de fête que les gens s’adonnaient à la danse et cette parade avait une dimension indescriptible. Voir la ferveur de tous ces danseurs aussi extravagants les uns que les autres était extraordinaire.

Treme Parade

Treme Parade

Les tenues étaient des plus chics aux plus bariolées et tout le monde reprenait les refrains proposés par le marching band sous la chaleur écrasante qui n’entamait pas le dynamisme et l’ardeur des participants dont nous faisions partie.

Street danseur

Street danseur

Inoubliable cette « second line » à Treme qui cheminait dans les rues du quartier et qui devait se terminer devant le sympathique club « Ooh Poo Pah Doo » où nous nous abreuvions d’abord d’un diet coke pour calmer la soif avec une montagne de glaçons avant de déguster une bonne margarita pour se remettre des émotions en écoutant le quartet du bluesman Wardell Williams qui reprenait les classiques du delta mais aussi de Chicago.

Treme Fest

Treme Fest

Dehors, les odeurs que dégageaient les barbecues installés sur les trottoirs se concurrençaient entre crawfish (écrevisses) grillées et énormes saucisses avec épis de maïs. En fait, une excellente journée mais bien fatigante quand même.

Wardell Williams

Wardell Williams