St Martial de Mirambeau memories

Festival des Notes Bleues, St Martial de Mirambeau : une 10ème édition qui restera dans les mémoires.

Vendredi 15 juillet à 19H, le groupe “MINGOS” s’est produit sur la place du village avec un mélange contemporain d’instruments traditionnels et d’électronique pour un voyage dans le temps et dans le monde. Un quartet de musiciens virtuoses pour accompagner le public installé devant les plateaux-repas préparés par les bénévoles.

à 21H, dans la salle, c’était Antoine HERVIER, un pianiste impressionnant par le style et la maîtrise de son instrument, accompagné d’un bassiste et d’un batteur qui produisent une musique pleine de sensibilité, émouvante, tonique et surprenante. Ils avaient invité Gilda SOLVE qui a envouté le public par sa technique vocale, sa grande présence scénique et son contact chaleureux. Un concert qui laisse des traces…

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Antoine Hervier Trio & Gilda Solve

Samedi 16, quelques 900 personnes se sont retrouvées sur la place du village sous le soleil. Les 3 formations se sont succédées dans des styles très différents.

“TALDEA” a proposé une musique aux influences du monde, blues, rock, folklore. Un mélange magique multiculturel pour débuter la soirée.

Taldea

Taldea

Puis “PAPA JIVE” nous a ramené dans les années 40 pour un jazz “swing” qui donnait l’envie de danser.

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Papa Jive

Et pour terminer, ce fut “NICO WAYNE TOUSSAINT”  avec sa voix, son harmonica, son sourire, son charisme qui sont les atouts majeurs de ce génie du Blues. Le public ne s’y est pas trompé et les danseurs étaient nombreux en osmose avec le groupe de musiciens.

Nico Wayne Toussaint

Nico Wayne Toussaint

Entre chaque formation, “LES ZEVADES DE LA ZIC”,  fil rouge du festival, ont déambulé au milieu de la foule avec un répertoire rythmé, dansant, langoureux et toujours festif.

Des partenaires fidèles, des bénévoles dévoués, le soleil et d’excellents musiciens sont les ingrédients  de la réussite de la 10ème édition du “Festival des notes Bleues”

Jazz sur les coteaux : Taldea Group

par Philippe Desmond.
C’est la première fois que se déroule l’événement «Jazz sur les Coteaux »  organisé par la Communauté de Communes des Coteaux bordelais et Action Jazz se doit d’être présent. De plus le groupe invité on le connaît et on l’apprécie, c’est le Taldea Group et son jazz inventif et mélodieux aux sonorités hispanisantes.

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En ce samedi 2 avril la salle des fêtes de Camarsac est bondée quand commence le spectacle, un public pas forcément habitué au jazz, ce qui est une bonne nouvelle. Que la qualité musicale aille, comme ici ,vers le grand public est une excellente chose. L’assistance est familiale, il y a de de nombreux enfants comme ces deux garçons de 8 ou 9 ans qui vont rester scotchés sur leur chaise au premier rang tout le long du concert de près de deux heures, subjugués par la musique.

Ça s’agite sur la scène  ; tiens on dirait qu’une chorale se présente… Non, ce sont les élus des huit communes qui viennent présenter et lancer la belle saison culturelle de la CDC. La culture décentralisée on aime.

Les musiciens s’installent sur cette scène qui ressemble à un perchoir tant elle est inhabituellement haute et qui va s’avérer être une véritable fournaise : Jean Lassallette aux guitares et Christophe Léon Schelstraete aux percussions, les deux initiateurs de Taldea ainsi que Thomas Lachaize aux sax soprano et ténor, Nicolas Mirande à la basse électrique, Stéphane Mazurier aux claviers. Tous d’excellents musiciens aux CV bien garnis.

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Le groupe va jouer les compositions originales de son dernier album « Taldea Coustic », des morceaux toujours mélodieux, aux tempos subtils et changeant. (Voir article et chronique du CD dans la Gazette Bleue de septembre 2015 http://fr.calameo.com/read/002896039f0b986843897 )

Une élégance racée et de la puissance se dégagent de leur musique, racée comme ces cavaliers andalous, puissante comme leurs montures, la guitare acoustique de Jean Lassallette très présente – notamment une bien originale Godin nylon – ne pouvant qu’influencer notre oreille en rappelant souvent ces sonorités flamencas typiques. La vibrante résonance du cajon de Léon ajoute bien sûr à la tonalité générale cette touche hispanique.

Sur un tempo proche de la samba Thomas Lachaize (le mal nommé car le seul qui ne soit pas assis…) fait s’envoler la mélodie avec le talent qu’on lui connaît et qu’il prodigue de la pop à la musique contemporaine en passant par le jazz et le classique ; une référence.

La rythmique est omniprésente, le ronflement de la basse de Nicolas Mirande tissant judicieusement et énergiquement un très beau groove ; Stéphane Mazurier, un peu caché derrière, le complète parfaitement tantôt avec des sons de piano, de synthé ou d’orgue et lâchant bien quelques chorus.

Aux percussions Léon jongle entre sa batterie – avec entre autres une magnifique intro martiale de tambour – et le cajon, tout en subtilité et en justesse ; et toujours cet humour chez lui contagieux avec ses compères et très vite avec le public qui passe un très bon moment, un peu taquin lors des transitions – comme lors de l’annonce du titre « Poulette » – mais d’une remarquable écoute. Public souvent sollicité pour des palmas pas si évidentes que ça.

En bavardant avec les musiciens et au sujet de ce public plutôt novice et ne connaissant pas les codes du genre nous avons la même analyse ; ça fait du bien de temps en temps d’entendre un morceau sans les applaudissements systématiques et convenus succédant à un chorus ; ici ils sont venus parfois mais spontanément et à bon escient, comme quoi…

Un final jazz-funky-groovy qui montre la large palette du groupe et voilà le public définitivement conquis.

Et vous savez quoi ? En plus de la gratuité du concert (c’est bien et pas bien à la fois, ça habitue mal le public et ne lui fait peut-être pas mesurer la valeur de ce qu’il entend ; ce n’est que mon point de vue) l’organisation nous offre à la fin gâteaux et Crémant de Bordeaux ! Elle est pas belle la vie ?

Il est tard, la nuit est tombée depuis longtemps sur le petit village endormi sous le bienveillant surplomb du château du Prince Noir, retour vers la ville.

http://www.taldeagroup.com/

Aux marches du palais

texte de Philippe Desmond, photos de Thierry Dubuc

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Nous voilà au Palais Rohan construit au XVIIIème siècle pour l’Archevêque de Bordeaux et, depuis presque deux cents ans, siège de l’Hôtel de Ville. La dernière fois que j’ai traversé cette cour c’était pour déclarer la naissance d’une de mes filles, ça fera bientôt 29 ans … Ce soir le lieu a un autre visage, avec une jolie scène plantée au milieu et des chaises pour le public. Une demi-heure avant le début du concert de jazz, objet de la chronique, les places sont déjà chères. Le public déjà installé bien à l’avance, vu la moyenne d’âge et le style, semble sorti directement de la messe à la cathédrale voisine… Non je plaisante.

Insolite dans ce lieu, un combi VW régénéré en food truck est garé à l’intérieur et distille ses parfums de grillades et fumets de bacon.

C’est le quatrième et dernier concert de l’été – des jeudis de juillet – deux soirées de musique classique et une de pop ayant déjà eu lieu. Au programme Flora Estel et Hot Pepino sextet puis Taldea.

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Du swing, du blues, du boogie-woogie et des standards pour commencer avec la pimpante Flora Estel qui va se faire un malin plaisir de chauffer une assistance timide. Au fil de titres de Louis Armstrong à Nat King Cole, de « Fever » – dans une interprétation originale magnifique – à «Cheek to Cheek » le public va se détendre et participer jusqu’à l’explosion finale de « Just a Gigolo ».

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Le pari de Hot Pepino de faire lever le tout public de l’Hôtel de Ville bordelais est gagné ! Belle présence vocale et scénique d’une Flora rayonnante, ainsi que de Hot Pepino dans leurs duos de scat notamment et belle qualité des autres musiciens, Thierry Oudin à la batterie, Aurélien Gody à la contrebasse ainsi que Laurent Lenain et Thomas Lachaize aux sax. Idéal pour la majorité de néophytes composant le public ; et oui il y’en a tant encore !

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Arrive ensuite dans un jazz d’un tout autre genre le groupe Taldea. On y retrouve Thomas Lachaize au sax soprano cette fois ; Thomas en plus d’être un musicien très éclectique, du classique à la pop en passant par le jazz, participe aussi depuis l’an dernier à la programmation jazz de ces jeudis ; avec lui le guitariste Jean Lassallette, le bassiste Nicolas Mirande, le pianiste Stéphane Mazurier et le batteur Christophe Léon Schelstraete.

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On change donc radicalement de style avec une ambiance musicale fortement colorée d’Espagne, la guitare flamenca de Jean y participant pour beaucoup ainsi que le cajon de Léon. Sympathique de retrouver celui-ci comme batteur dans un répertoire jazz, habitué que nous étions de l’entendre jouer de la pop et du rock.

 

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Très belles compositions, très écrites, mettant en avant le soprano de Thomas – qui nous épate à chaque fois – et la guitare acoustique de Jean autour d’une rythmique subtile (batterie/cajon) mais solide (basse) ; utilisation très riche par Stéphane de ses claviers, du piano « acoustique » à l’électrique en passant par de l’orgue.

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Des morceaux très subtils, faits d’atmosphères andalouses, cool et parfois groovy au fil de montées superbes ; du jazz du Sud (Le récent CD du groupe sera chroniqué dans la prochaine Gazette Bleue). Le public un peu désarçonné par le court prélude électro du concert est resté et il est conquis ; il a découvert autre chose.

Belle réussite avec plus de mille personnes présentes, des Bordelais, des touristes, des amateurs, des néophytes, des jeunes des vieux, tout ce que permet ce type de manifestation populaire mais de grande qualité. Merci à la Mairie de Bordeaux et à l’année prochaine donc !